Vendredi 9 octobre 2009
Après plusieurs semaines sans activité, le temps de boucler un gros manuscrit, me voici de nouveau avec le loisir et l'envie de me remettre à commenter l'actualité et les mises en scène médiatiques
et politiques.
Seulement, je ne vais peut-être pas continuer à utiliser ce blog ; j'avais déjà appris que mon hébergeur était possédé en partie par TF1, ce qui ne me plaisait guère. Et puis aujourd'hui, revenant sur mon blog, j'ai constaté avec horreur qu'il était parasité par de la pub (notamment pour les "3 Suisses" que je peux bien nomme puisque TF1 se sert de mon blog pour faire du blé).
Je n'ai pas le souvenir d'avoir validé une quelconque autorisation de mettre de la pub sur mon site, mais je viens lire les conditions générales d'utilisation - le truc qu'on ne lit jamais jusqu'au bout : il fallait bien lire, article 5.4 :"JFG Networks [la société fondatrice d'overblog] se réserve le droit d'insérer des messages publicitaires sur l'ensemble du service".
En tout cas, la tentation de migrer vers un autre fournisseur est forte. Je ne dirai pas lequel, puisque l'article 5.3 précise que "L'utilisateur s'engage à ne pas inclure sur son Site, sous quelque forme que ce soit, une ou plusieurs annonce(s) faisant la publicité ou la promotion, de quelque manière que ce soit, d'un Site internet ou d'une société exerçant une activité concurrente à celle de www.over-blog.com".
J'ai de nouveau le temps, quand la fantaisie m'en prend, et quand on ne me le jette pas littéralement dans les bras, d'attraper un journal gratuit et de le feuilleter. C'est comme si depuis la parenthèse estivale le contenu s'était appauvri. Augmentation des articles "people" ou n'ayant pas grand chose à voir avec l'actualité, réduction à la portion congrue des nouvelles "sérieuses". Ma première sensation fut d'assister à une "Berlusconisation" light de notre pays.
Me démentirez-vous ?
L'affaire Frédéric Mitterrand, surgie ces derniers jours, montre bien à quel point il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans notre système médiatique. Voilà qu'on se jette contre un livre, qui avait fait certes une petite polémique lors de sa sortie il y a 4 ans, mais dont l'auteur s'était déjà expliqué, fait "scandale", suite à une sortie de la dirigeante du Front National, parti en piteux état, qui ne sait plus trop comment occuper le terrain maintenant que notre président lui a confisqué ses thèmes. Et tout le monde de s'emballer.
Fait plus réjouissant, le prix Nobel de la paix attribué à Barack Obama. On peut être partagé au sujet de cette nouvelle.
Certes, l'impact médiatique du prix sera plus fort que lorsqu'il est décerné à des militants de pays d'Asie du Sud-Est ou d'Afrique dont le nom est oublié sitôt prononcé ou lu.
Mais, comme le reconnaissent beaucoup d'observateurs, il est difficile d'affirmer que depuis 9 mois et demi qu'il dirige les Etats-Unis, Obama ait réalisé de grandes oeuvres pour la paix. C'est donc peut-être plutôt un signe d'encouragement, un pari sur l'avenir, qu'a voulu réaliser le comité Nobel pour saluer l'homme qui 40 ans après l'assassinat de Martin Luther King et succédant à la désastreuse expérience G.W. Bush, a montré que l'Amérique pouvait encore surprendre, innover et progresser.
Cela nous change des tristes manipulations médiatiques de notre président et de son gouvernement (Luc Chatel faisant ses courses devant de faux clients, Nicolas S. entouré d'ouvriers à la taille soigneusement choisie, etc.) qui renforcent l'idée d'une Berlusconisation rampante (pour ne pas employer de noms de sinistre mémoire associés aux méthodes de propagande de l'entre-deux-guerres), ou des tripatouillages électoraux en perspectives (remaniement des circonscriptions électorales des législatives favorables à l'UMP, projet de faire se tenir les élections locales toutes en même temps à partir de 2014 pour éviter le "vote-sanction" auquel les Français s'adonnent volontiers depuis un quart de siècle.
Espérons qu'en 2012, nous aurons aussi notre "Yes we can" !
Seulement, je ne vais peut-être pas continuer à utiliser ce blog ; j'avais déjà appris que mon hébergeur était possédé en partie par TF1, ce qui ne me plaisait guère. Et puis aujourd'hui, revenant sur mon blog, j'ai constaté avec horreur qu'il était parasité par de la pub (notamment pour les "3 Suisses" que je peux bien nomme puisque TF1 se sert de mon blog pour faire du blé).
Je n'ai pas le souvenir d'avoir validé une quelconque autorisation de mettre de la pub sur mon site, mais je viens lire les conditions générales d'utilisation - le truc qu'on ne lit jamais jusqu'au bout : il fallait bien lire, article 5.4 :"JFG Networks [la société fondatrice d'overblog] se réserve le droit d'insérer des messages publicitaires sur l'ensemble du service".
En tout cas, la tentation de migrer vers un autre fournisseur est forte. Je ne dirai pas lequel, puisque l'article 5.3 précise que "L'utilisateur s'engage à ne pas inclure sur son Site, sous quelque forme que ce soit, une ou plusieurs annonce(s) faisant la publicité ou la promotion, de quelque manière que ce soit, d'un Site internet ou d'une société exerçant une activité concurrente à celle de www.over-blog.com".
J'ai de nouveau le temps, quand la fantaisie m'en prend, et quand on ne me le jette pas littéralement dans les bras, d'attraper un journal gratuit et de le feuilleter. C'est comme si depuis la parenthèse estivale le contenu s'était appauvri. Augmentation des articles "people" ou n'ayant pas grand chose à voir avec l'actualité, réduction à la portion congrue des nouvelles "sérieuses". Ma première sensation fut d'assister à une "Berlusconisation" light de notre pays.
Me démentirez-vous ?
L'affaire Frédéric Mitterrand, surgie ces derniers jours, montre bien à quel point il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans notre système médiatique. Voilà qu'on se jette contre un livre, qui avait fait certes une petite polémique lors de sa sortie il y a 4 ans, mais dont l'auteur s'était déjà expliqué, fait "scandale", suite à une sortie de la dirigeante du Front National, parti en piteux état, qui ne sait plus trop comment occuper le terrain maintenant que notre président lui a confisqué ses thèmes. Et tout le monde de s'emballer.
Fait plus réjouissant, le prix Nobel de la paix attribué à Barack Obama. On peut être partagé au sujet de cette nouvelle.
Certes, l'impact médiatique du prix sera plus fort que lorsqu'il est décerné à des militants de pays d'Asie du Sud-Est ou d'Afrique dont le nom est oublié sitôt prononcé ou lu.
Mais, comme le reconnaissent beaucoup d'observateurs, il est difficile d'affirmer que depuis 9 mois et demi qu'il dirige les Etats-Unis, Obama ait réalisé de grandes oeuvres pour la paix. C'est donc peut-être plutôt un signe d'encouragement, un pari sur l'avenir, qu'a voulu réaliser le comité Nobel pour saluer l'homme qui 40 ans après l'assassinat de Martin Luther King et succédant à la désastreuse expérience G.W. Bush, a montré que l'Amérique pouvait encore surprendre, innover et progresser.
Cela nous change des tristes manipulations médiatiques de notre président et de son gouvernement (Luc Chatel faisant ses courses devant de faux clients, Nicolas S. entouré d'ouvriers à la taille soigneusement choisie, etc.) qui renforcent l'idée d'une Berlusconisation rampante (pour ne pas employer de noms de sinistre mémoire associés aux méthodes de propagande de l'entre-deux-guerres), ou des tripatouillages électoraux en perspectives (remaniement des circonscriptions électorales des législatives favorables à l'UMP, projet de faire se tenir les élections locales toutes en même temps à partir de 2014 pour éviter le "vote-sanction" auquel les Français s'adonnent volontiers depuis un quart de siècle.
Espérons qu'en 2012, nous aurons aussi notre "Yes we can" !
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