Vendredi 9 janvier 2009
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11:43
Un blog, c'est dur à tenir.
Quand on a une activité à côté, passionnante et prenante, et une vie privée, on n'a pas forcément le temps ni la motivation d'écrire un article par jour comme certains blogs politiques savent si
bien le faire.
Alors, cette semaine, j'écris un peu en vrac de quoi j'aurais pu parler mais dont je n'ai pas eu le temps de parler... la bande de Gaza ensanglantée, le froid glacial qui nous gêne durant nos
courts déplacements à pied, sans que nous pensions forcément à ceux qui le vivent beaucoup plus longtemps, car ils n'ont pas de toit...
Je ferai un bref développement sur la réduction des effectifs de fonctionnaires, dans la logique de moyen terme, puisqu'elle dure depuis quelques années déjà et semble partie pour continuer, de
libéralisation/alignement sur les logiques du privé de la fonction publique. Cette logique qui conduit à supprimer des effectifs était conduite il y a quelques mois encore au nom de l'"efficacité",
puis au nom de l'augmentation promise de salaires à des fonctionnaires "moins nombreux et mieux payés, donc plus motivés" (augmentation dont on attend de voir la couleur). Elle risque de se
conduire aussi au nom de la rigueur budgétaire, mot tabou qui risque de ressurgir en 2009.
Les infos lues hier et aujourd'hui: suppressions de postes dans la police (au profit des entreprises privées de sécurité) ; ce qui, après l'annonce d'une réforme qui serait fatale aux juges
d'instruction, ne permet pas de clamer comme on l'entend parfois dans les manifs, "police partout, justice nulle part" ! Et s'il n'y avait que les policiers à subir des pressions et la culture du
résultat....
A la faveur d'un événement dramatique, les médias ont soudain focalisé l'attention sur le secteur hospitalier ces derniers jours. Les professionnels de santé enchaînent soins, consultation, actes
médicaux en tous genres à une vitesse qui laisserait pantois, non seulement des fonctionnaires bien au chaud dans leurs bureaux, mais également bien des salariés du privé. Avec la hantise de
commettre un acte fatal, irréparable, comme il s'en est commis des dizaines de milliers depuis que les hôpitaux modernes existent...mais "l'acte de trop", dans notre société où la
recherche des responsables est devenu un exercice banal associant victimes, avocats et journalistes.
Errare humanum est. Mais avec le même prix ni les mêmes conséquences pour tous. Alors de grâce, sauvons nos hôpitaux !
(
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/01/09/comment-l-hopital-reduit-ses-effectifs_1139729_3224.html )
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