Mercredi 18 novembre 2009
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Hier, j'ai bien sûr regardé le match France-Irlande. Au début du match, voyant quelques fautes et quelques mensonges de joueurs, je me demandais pourquoi les politiques attachaient autant
d'importance au football.
A cause de son pouvoir médiatique et de sa popularité ?
Ou parce qu'ils se reconnaissent dans les gestes et attitudes de ce sport : il est difficile de marquer, il faut faire des fautes, ne pas se faire prendre, etc.
La France a souvent été victime d'erreurs d'arbitrage ou de fourberies de joueurs adverses : la violence de l'allemand Schumacher en 1982, la comédie du croate Bilic en 1998 qui fait exclure
Laurent Blanc, la fourberie de Materazzi en 2006 qui provoque Zidane.
Hier, les Français n'étaient pas très bons. Les Irlandais avaient réussi le plus dur, marquer un but pour continuer à espérer en la qualification. Vus les choix parfois discutables du
sélectionneur et le manque de brio de l'équipe durant les deux ans de phase de qualification, on pouvait craindre le pire.
Et puis, pendant les prolongations, le but français est arrivé. But grâce à une passe du capitaine Thierry Henry après un contrôle de la main, flagrant. Le capitaine a triché et pemis la
qualification. Pas de quoi redorer la fierté nationale. Les commentateurs de la télé font remarquer qu'on a le droit d'être honnête et de dire à l'arbitre "j'ai fait une main". Ce n'est pas
interdit de dire la vérité ! Mais tellement rare dans le sport professionnel. Les passionnés d'histoire du sport connaissent la fameuse "main de Dieu" de Maradona à la coupe du monde 1986.
On ne saura pas ce qui est passé dans la tête de Thierry Henry quand les Irlandais ont, en vain, protesté auprès de l'arbitre qui n'avait rien vu.
En tout cas, ce but très litigieux donne la qualification et satisfera non seulement les supporters purs et durs, mais également les patrons de bar, les annonceurs publicitaires et les
journalistes. Il paraît que la coupe du Monde, c'est bon pour l'économie nationale, alors en ces temps de crise, fermons les yeux sur un petit coup de main...