Mon immeuble
Je commencerai par une dédicace à GB qui m'a fait découvrir le film "Mon oncle" de Jacques Tati (1958), où le cinéaste oppose la bonne humeur d'un vieil immeuble des faubourgs à la froideur d'une maison moderne.
J'habite depuis août dernier dans un immeuble "moderne", construit en 2005, d'un style et de loyers qui évitent la clientèle populaire. Et pourtant, soupirait un copropriétaire dans l'ascenseur un jour, "il y a trop de mouvements dans cet immeuble" ! (entendez, trop de locataires)
Le jour de l'emménagement, alors que nous n'avions pas de place pour garer le camion devant l'immeuble et qu'un cycliste mécontent (ou une autre personne délatrice) nous a envoyé la police municipalie dans les 10 min après le début du déchargement (nous empiétions sur la piste cyclable), un membre du conseil syndical nous a fait des remarques sur l'ascenseur, pour bien nous faire comprendre que nous étions susceptible de le dégrader.
Il y a quelques semaines, un locataire qui déménageait a mis un mot dans ce même ascenseur pour s'excuser de déménager et du désagrément qu'il causerait ainsi pendant trois petites heures aux autres habitants de l'immeuble...Il a été remplacé par des chanceux qui ont pu garer leur camionnette sur la piste cyclable pendant deux jours sans qu'on leur envoie la police municipale !
Aujourd'hui, une habitante de l'immeuble dont le nom est assez proche du mien a scotché sur sa boîte aux lettres un mot pas très poli à Monsieur le "Facteur" (les guillemets sont véridiques !) pour lui apprendre qu'il ne fallait pas confondre son nom et le mien...comme par hasard, d'ailleurs j'avais dans ma boîte une lettre qui lui était destinée, ce qui n'était pas arrivée en 3 mois. Maladresse ou vengeance sournoise du pauvre facteur, agressé par écrit, au milieu de ses centaines de boîtes urbaines à gérer ?
La modernité et les relations urbaines/humaines...
Je ne sais pas s'il faudra compter sur moi en juin prochain pour la "fête des voisins" !