semaine historique ?
Retour sur une semaine où les médias ont braqué leurs projecteurs sur Washington, pour l'investiture du 44e président des Etats-Unis, Barack H. Obama. Bien des différences avec notre république française ! Une prestation de serment en public, devant près de 2 millions de personnes venues pour certaines d'entre elles de très loin. Notre président à nous prend son pouvoir dans l'atmosphère solennelle et feutrée de son "château". Une prestation de serment sur la Bible. Notre république à nous, elle laisse les questions de religion pour la sphère privée. Il n'y a donc pas de "modèle", chaque tradition a du bon et du moins bon. Imaginons un(e) président(e) prêtant serment à Paris place de la République !
Actualité locale maintenant: l'OL, sept fois champion de France, une "petite" entreprise, qui connaît pas la crise ? Pour les habitants de l'agglomération de la 2e ville de France, agglo gérée par le "Grand Lyon", depuis de nombreux mois, un feuilleton est en cours.
L'OL, club phare qui parvient à truster les titres nationaux mais échoue toujours à imiter l'OM de Tapîe en 1993 dans la conquête de l'Europe, l'OL est trop à l'étroit dans le stade de Gerland. Stade possédé par la municipalité et classé à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, car son concepteur est un architecte célèbre du début du XXe siècle, Tony Garnier. Trop à l'étroit dans un stade de 40 000 places, si bien que le président du club, JMA, veut un stade de 60 000 places propriété du club, comme c'est le cas dans un certain nombre de pays dont l'Angleterre. Un sponsor privé donnant son nom au stade moyennant des dizaines de millions d'euros (combien d'années de salaires?). Il fallait donc trouver des terrains disponibles en périphérie de Lyon pour prévoir ce projet. Seulement les riverains - et pas seulement eux- se sont montré sceptiques. Quid des nuisances environnementales ? Quid de l'acheminement de 20 000 personnes supplémentaires dans un endroit plus éloigné des transports en commun (faut déjà voir le Métro un soir de match...) ? Et si l'OL connaît un déclin et n'attire plus les foules ?
Mais le sport est devenu depuis longtemps une affaire politique et une affaire financière. Le projet DOIT se faire (sinon JMA menace même de quitter Lyon !). Alors certains politiques se mobilisent pour faire aboutir ce projet, malgré les oppositions et les avis défavorables. Dernier rebondissement en date, que j'apprends dans la feuille locale : un sénateur du Rhône (Modem) fait adopter (au grand plaisir de son collègue socialiste) un amendement permettant de financer, dans le cadre du plan de relance, des aménagements pour équipements sportifs. Il s'agirait, ni plus ni moins, que le Grand Lyon finance pour 150 millions d'euros d'infrastructures (pour un stade qui, considéré d'intérêt général, sera possédé et géré par une entreprise privée ! Un beau cadeau pour JMA et son équipe-entreprise. Pour les contribuables du Grand Lyon, c'est peut-être moins sûr. Au moins, la crise va peut-être faire des heureux !
Actualité locale maintenant: l'OL, sept fois champion de France, une "petite" entreprise, qui connaît pas la crise ? Pour les habitants de l'agglomération de la 2e ville de France, agglo gérée par le "Grand Lyon", depuis de nombreux mois, un feuilleton est en cours.
L'OL, club phare qui parvient à truster les titres nationaux mais échoue toujours à imiter l'OM de Tapîe en 1993 dans la conquête de l'Europe, l'OL est trop à l'étroit dans le stade de Gerland. Stade possédé par la municipalité et classé à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, car son concepteur est un architecte célèbre du début du XXe siècle, Tony Garnier. Trop à l'étroit dans un stade de 40 000 places, si bien que le président du club, JMA, veut un stade de 60 000 places propriété du club, comme c'est le cas dans un certain nombre de pays dont l'Angleterre. Un sponsor privé donnant son nom au stade moyennant des dizaines de millions d'euros (combien d'années de salaires?). Il fallait donc trouver des terrains disponibles en périphérie de Lyon pour prévoir ce projet. Seulement les riverains - et pas seulement eux- se sont montré sceptiques. Quid des nuisances environnementales ? Quid de l'acheminement de 20 000 personnes supplémentaires dans un endroit plus éloigné des transports en commun (faut déjà voir le Métro un soir de match...) ? Et si l'OL connaît un déclin et n'attire plus les foules ?
Mais le sport est devenu depuis longtemps une affaire politique et une affaire financière. Le projet DOIT se faire (sinon JMA menace même de quitter Lyon !). Alors certains politiques se mobilisent pour faire aboutir ce projet, malgré les oppositions et les avis défavorables. Dernier rebondissement en date, que j'apprends dans la feuille locale : un sénateur du Rhône (Modem) fait adopter (au grand plaisir de son collègue socialiste) un amendement permettant de financer, dans le cadre du plan de relance, des aménagements pour équipements sportifs. Il s'agirait, ni plus ni moins, que le Grand Lyon finance pour 150 millions d'euros d'infrastructures (pour un stade qui, considéré d'intérêt général, sera possédé et géré par une entreprise privée ! Un beau cadeau pour JMA et son équipe-entreprise. Pour les contribuables du Grand Lyon, c'est peut-être moins sûr. Au moins, la crise va peut-être faire des heureux !
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